Mercredi 16 octobre 2019
Un concerto bien appliqué
David Grimal et Les Dissonances jouent Beethoven consciencieusement
 
Le même, pas pareil
Un concerto radieux
L'élégance d'Isabelle Faust
Concerto pour violon - Septième symphonie

Le Concerto pour violon de Beethoven n’a pas besoin d’être sous-titré A la Mémoire d’un ange comme celui d’Alban Berg pour offrir lui aussi des envolées célestes. Dans le premier mouvement, le violon jaillit telle une apparition et voltige bientôt dans les aigus extrêmes comme en apesanteur. Et l’orchestre l’enrobe, le laisse s’échapper, le retrouve, le pousse à reprendre son essor, semble suivre une sinusoïde aux ondulations harmonieuses. Apesanteur, sinusoïde, ondulations, la musique, on ne l’oublie pas, est d’abord une affaire de physique, mais les interprètes la transcendent en ajoutant de la sensibilité, de la fougue, de la couleur, des contrastes, du relief. Or nous voilà face à une interprétation aux tempos plutôt lents – pourquoi pas – mais surtout atone : l’orchestre sonne bien mais parait ne jamais vouloir se lancer complètement, et le son de David Grimal n’est ni très aérien ni très enthousiasmant, sauf peut-être dans les cadences avec piano écrites pour la circonstance par Brice Pauset. C’est alors que cet enregistrement sort pour un moment de son côté par trop appliqué que l’on retrouve, malheureusement, dans la Septième Symphonie qui complète cet album.
Gérard Pangon

PS : cet album contient aussi un DVD d’extraits de concert

Concerto pour violon - Septième symphonie
David Grimal (violon)
Les Dissonances
Direction musicale : David Grimal
2 CD Aparté
1 h 45 min

mis en ligne le lundi 22 novembre 2010

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