Mardi 15 octobre 2019
Tout dans le bis
Débuts discographiques décevants pour le violoncelliste Pablo Ferrandez
Dvorak - Schumann - Pablo Ferrández

Le choix, pour les violoncellistes, a beau être plus restreint que pour les pianistes et les violonistes, le jeune (23 ans) espagnol Pablo Ferrandez ne montre pas moins une certaine audace en enchaînant les illustres et très fréquentés Concertos de Dvorak et de Schumann. Double piège pour cet ex-boursier de la fondation Pablo Casals, très courtisé par les institutions chics (les festivals de Verbier et de Gstaad entre autres) et considéré comme un des meilleurs espoirs actuels : les différences de ton et d’atmosphère – à négocier tout en finesse – entre les deux œuvres, et le soutien très limité d’un orchestre lourd et sans grâce. Est-ce le sentiment de solitude qui éteint le lyrisme de ce violoncelle par ailleurs sans défauts ? La casse est moins grande chez Schumann, dont la mélancolie transcendante a triomphé de bien d’autres éteignoirs, que chez Dvorak, où l’on sent que la balourdise de l’orchestre empêche le soliste de jongler comme il le faudrait entre sentiment et emportement. Pablo Ferrandez se rattrape en bis avec un très joli Cant Dels Ocells (Chant des oiseaux), air traditionnel catalan arrangé par Casals.
François Lafon

Antonin Dvorak : Concerto pour piano et orchestre – Robert Schumann : Concerto pour piano et orchestre
Pablo Ferrandez (violoncelle)
Orchestre Philharmonique de Stuttgart
Direction musicale : Radoslaw Szulc
1 CD Onyx 4127
1 h 08 min

mis en ligne le lundi 18 août 2014

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