Lundi 14 octobre 2019
Tamestit donne une voix d'alto à Schubert
Alto réfection dans un café viennois
Arpeggione et lieder

Malgré des œuvres célèbres, de Monterverdi à Berio en passant par Mozart et Berlioz, l’alto a la réputation d’être le petit délaissé du quatuor des cordes. Fort de ce constat, et pour mettre l’instrument en exergue, Antoine Tamestit et ses amis nous convient à une étrange schubertiade : plus de violoncelle, plus de voix, plus de clarinette, rien que de l'alto. Le concert s’ouvre sur la sonate dite pour Arpeggione, qui ressemble à un échauffement sous forme d’exercice scolaire à la Czerny. On n’est guère plus transporté par les lieder – pardon, les duos piano/alto – sans doute parce que rien n’égale la voix que les cordes ont toujours eu pour ambition, justement, d’approcher. Quant au Pâtre sur le Rocher final – d'où la voix, heureusement, n'a pas disparu -, il peine à s’élever, privé des volutes aériennes de la clarinette : l’hymne au printemps reste décidément pris dans les brumes parfois pesantes du cadet des cordes. Nous l’attendons, ce printemps, et avec lui le retour de tous les instrumentistes à leur poste.
Albéric Lagier

Sonate pour arpeggione ; Le Pâtre sur le rocher.
Antoine Tamestit, alto Sandrine Piau, soprano Markus Hadulla, piano
1 CD Naïve (2009)
58 min

mis en ligne le mardi 2 février 2010

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