Vendredi 30 octobre 2020
Références gardées
Nathanaël Gouin ressuscite Bizet au piano
Bizet sans paroles

Si Bizet n’avait été le compositeur que l’on sait, il aurait pu être un grand pianiste, ce dont Liszt lui-même a témoigné. Mais la carrière le rebutait, et il n’a quand même pas tout à fait laissé tomber l’instrument-roi : ainsi ces six Chants du Rhin, « Lieder sans paroles » en référence aux « Romances sans paroles » de Mendelssohn, ces très virtuoses Variations chromatiques renvoyant aux 32 Variations en do mineur de Beethoven, ou cette transcription pour piano solo (il en a fait bien d’autres) du 2ème Concerto de Saint-Saëns, ou comment faire entrer soliste et orchestre dans un unique clavier sans amoindrir la monumentalité de l’original. Après un Liszt remarqué (déjà chez Mirare - voir ici), le jeune Nathanaël Gouin s’y est collé dans cet album « Bizet sans paroles », ajoutant le Menuet de L’Arlésienne cette fois transcrit par Rachmaninov, et la Romance de Nadir (Les Pêcheurs de perles) devenue… Venise, transcrite par lui-même et évoquant peut-être l’Orient (le Ceylan des Pêcheurs ?) dont la cité des doges était la porte. Il joue ces pièces très difficiles même (surtout ?) quand elles ont l’air simple avec une maîtrise et une élégance qui ajoutent au plaisir de les (re)découvrir.
François Lafon

Chants du Rhin – Venise – Variations chromatiques – Menuet de l’Arlésienne – 2ème Concerto de Saint-Saëns
Nathanaël Gouin (piano)
1 CD Mirare MIR 452
1 h 06 min

mis en ligne le vendredi 25 septembre 2020

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