Mardi 15 octobre 2019
Liszt versus Ravel
Marylin Frascone tente l’expérience
 
Le même, pas pareil
Krystian Zimerman dans la sonate en si mineur de Liszt
Liszt : sonate en si mineur - Ravel : Gaspard de la nuit

La seule sonate que Liszt ait écrite ressemble à une fantaisie. Elle est faite tout entière des métamorphoses de trois thèmes annoncés dès le début et l’on y retrouve l’inspiration de la Wanderer Fantaisie de Schubert, que Liszt avait transcrite pour piano et orchestre. Clara Schumann prétendait qu’on ne pouvait discerner « aucune progression harmonique » dans cette sonate dédiée à son mari. La pianiste française Marylin Frascone cherche à nous dissuader de cela, et elle y arrive. Dans Gaspard de la nuit, elle trouve une interprétation convaincante des trois pièces dans lesquelles Ravel a voulu traduire trois poèmes en prose du romantique Aloysius Bertrand, que l’on peut lire dans la plaquette du disque. Malheureusement, elle se laisse trop souvent aller à une véhémence qui est extérieure aux œuvres elles-mêmes et qui, en tout cas, ne nous y maintient pas. Par ailleurs, ce qu’on ne comprend pas, c’est la raison pour laquelle elle a réuni les deux œuvres : serait-ce leur originalité qu’elle a voulu mettre en vis-à-vis ? La prise de son, quant à elle, salie de bruits parasites au début (est-ce un live ? la pochette ne le dit pas) n’arrange pas un piano qui gagnerait à être plus moelleux.
Katchi Sinna

Liszt : sonate en si mineur - Ravel : Gaspard de la nuit
Marylin Frascone (piano)
1 CD Intégral Classic INT 221.168 (2002)
48 min

mis en ligne le mardi 2 mars 2010

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