Mardi 15 octobre 2019
Les moyens et les fins
Daniel Wayenberg s’attaque à Liszt par sa face la plus périlleuse
 
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Etudes d\'exécution transcendante

Pour un retour sur la scène discographique, voilà quelqu'un qu’on n'attendait pas vraiment : à 86 ans, Daniel Wayenberg enregistre les Douze études d’exécution transcendante de Liszt. Record de longévité sans doute dans la discographie de cette œuvre, mais ne serait-ce pas le disque de trop dans une carrière déjà bien remplie ? Pourquoi avoir choisi pour ce come-back ces pages parmi les plus exigeantes du répertoire ? Il est difficile pour un pianiste de résister à la tentation de montrer son savoir-faire dans ces Etudes où Liszt le poète trouve l’équilibre parfait avec Liszt le virtuose. Mais sans une complète maîtrise technique, faut-il approcher de ces sommets où l’on risque à chaque instant la chute ? Si l’intention de l’éditeur était de rendre hommage au pianiste, l’hommage est un peu raté. Daniel Wayenberg peut certes se targuer d’une belle sonorité, mais l’enjeu semble trop grand pour ses moyens actuels : dans « Mazzeppa » on a l’impression que ce sont les doigts de l’interprète qui courent après les notes, et dans « Feux follets » on attend une magie qui ne vient pas. Restent ces moments de poésie dans « Harmonie de soir » ou « Vision » qui parlent de la classe de l’interprète, mais les amateurs de grands vertiges à la Jorge Bolet ou Claudio Arrau passeront leur chemin.
Pablo Galonce

Etudes d'exécution transcendante
Daniel Wayenberg (piano)
1 SACD Lyrinx LYR 2297
1 h 01 min

mis en ligne le dimanche 25 septembre 2016

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