Dimanche 26 mai 2019
Les deux visages de Schubert
Jean-Claude Pennetier, pianiste et portraitiste
 
Le même, pas pareil
Le voyage au bout de la nuit
Radu Lupu dans la sonate D.959
Sonates pour piano D.894 et D.959

La Sonate fantaisie en sol majeur et la Sonate  sont des échantillons de deux périodes de l’écriture schubertienne. Quand l’une nous entraîne dans l’errance silencieuse, l’autre nous saisit dans la révolte de la douleur et de la lutte contre la mort. Il faut la dextérité et la connaissance longuement éprouvée du pianiste Jean-Claude Pennetier, lequel n’en est pas à ses premières armes dans ce répertoire, pour honorer ce double visage qui se diffracte en une multitude d’atmosphères et se décline en une variété de sentiments. Là où d’autres sacrifient à la monotonie (c’est le risque avec les « divines longueurs » du compositeur), Pennetier, dont la technique et l’inventivité n’ont rien à envier à personne, nous garde toujours en haleine, comme dans un voyage (d’hiver ?) qui nous découvrirait constamment de nouveaux paysages. Il innove notamment dans l’andantino de l’avant-dernière sonate du compositeur, la D. 959, souvent appelé « la berceuse de la douleur ». Il lui donne un caractère religieux, comme si, pris dans une sorte d’enthousiasme (au sens étymologique du terme), il traduisait une extase de la douleur. On appréciera encore la manière dont il arrive à rendre le caractère improvisé de certains passages de cette même sonate.
Katchi Sinna

Sonates pour piano en sol majeur D.894 et en la majeur D.959
Jean-Claude Pennetier (piano)
1 CD Mirare MIR 119
1 h 31 min

mis en ligne le mardi 12 octobre 2010

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