Mercredi 20 mars 2019
Le subtil mariage du clair et de l’obscur
Le Quatuor Chiaroscuro entre classicisme et romantisme
Mozart-Schubert

« Notre démarche s’inscrit dans le façonnement d’une esthétique sonore », déclarent les membres du Quatuor Chiaroscuro. Ces anciens élèves du Royal College of Music de Londres ont eu de la chance de rencontrer le directeur artistique et preneur de son Nicolas Bartholomée : on aura rarement entendu, sur disque, une formation à l’ancienne sonner aussi superbement. Au bout de six ans d’expérience commune, les Chiaroscuro s’attaquent à deux monuments. Dans « Les Dissonnances » de Mozart, un des plus riches parmi les six Quatuors dédiés à Haydn, leur son et leur style classique sont à leur place : l’introduction est vraiment dissonante, les passages enlevés sont teintés d’une très mozartienne mélancolie, l’équilibre des instruments - menés par un premier violon à la justesse remarquable (la Russe Alina Ibragimova) -, est sans faille. Les puristes feront la fine bouche sur le Quatuor « Rosamunde » de Schubert, créé presque quarante ans plus tard, et dans lequel les instruments anciens ne s’imposent pas. Le sens des contrastes des Chiaroscuro, leur aptitude au rêve (superbe, le célèbre Andante), plaident largement en leur faveur et justifient le nom qu’ils se sont choisi.
François Lafon

Mozart : Les Dissonances KV 465 - Schubert : Quatuor à cordes n° 19
Chiaroscuro Quartet
1 CD Aparté AP022
1 h 07 min

mis en ligne le lundi 10 octobre 2011

Bookmark and Share
Contact et mentions légales.
Si vous souhaitez être informé des nouveautés de Musikzen laissez votre adresse mail
De A comme Albéniz à Z comme Zimerman,
deux ou trois choses et quelques CD pour connaître.