Mardi 15 octobre 2019
Le poids des notes
Daniel Barenboïm, sans surprise du chef pour Bruckner
The Mature Symphonies

Autoritaires, solennels, verticaux, les gestes de Daniel Barenboïm dans les symphonies de Bruckner montrent bien l’importance qu’il accorde au poids du son. Du poids, et même du surpoids, ce Bruckner n'en manque pas, au point que l’on pourrait presque mettre sur la balance les immenses accords. Au disque, avec le Symphonique de Chicago (pour sa première intégrale, DG) ou avec le Philharmonique de Berlin (pour sa seconde, Teldec) Barenboïm a trouvé un terrain propice chez le compositeur. Ces concerts filmés à la Philharmonie de Berlin (mais avec le Staatskapelle Berlin) sont sans surprise dans la même lignée : tempos plutôt larges, gestes grandioses, conception massive, loin de la lumineuse zénitude déployée par un Celibidache (Quatrième symphonie, DVD ArtHaus) comme de la souplesse cursive d’un Abbado à Lucerne (Cinquième Symphonie, DVD Accentus). Sans surprise aussi dans le déroulement : tout se passe comme si le sort de chaque symphonie était jouée dès le départ. Sans surprise enfin dans la réalisation, avec un découpage où alternent très efficacement les plans larges de la salle avec des plongeons au cœur de l’orchestre. 
Pablo Galonce

Symphonie n° 4
Staatskapelle Berlin
Direction musicale : Daniel Barenboim
Réalisation : Andreas Morell
2 DVD Accentus ACC20217 (n° 4) et ACC202175 (n° 5)
1 h 9 min (n° 4) et 1h 16 min (n° 5)

mis en ligne le dimanche 28 juillet 2013

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