Lundi 14 octobre 2019
La plus belle fille du monde ...
Kate Royal trahie par sa voix
A lesson in love

Pas juste, la vie ! Kate Royal est anglaise, belle, musicienne, imaginative. Elle mérite à tous ces titres le soutient d’EMI, qui l’a lancée sur la scène internationale. Voilà un nouveau récital, intitulé A lesson in love. Vingt-neuf mélodies et lieder signés Schubert, Schumann, Wolf et Strauss, Duparc, Debussy et Fauré, Bridge, Copland et Bolcom, classés en quatre périodes correspondant à l’histoire d’un amour : l’attente, la rencontre, le mariage, la trahison. Une belle idée, qui a l’avantage de justifier la réunion de toutes ces musiques, de tous ces styles, et d’offrir à l’auditeur des pistes pour apprécier la façon dont elle interprète telle ou telle pièce. Mais le problème, et il est énorme, est que Kate Royal, qui mériterait d’avoir un Stradivarius dans le gosier, n’a à sa disposition qu’un violon de travail, à l’aigu aigre, au medium banal et au grave inexistant. « Une voix difficile mais expressive vaudra toujours mieux qu’une voix splendide qui ne raconte rien », direz-vous. Certes, mais il faudrait alors que Kate Royal possède un génie d’interprète dont elle  ne fait pas preuve ici.
François Lafon

Mélodies et lieder de Bolcom, Schumann, Wolf, Liszt, Debussy, Schubert, Tosti, Canteloube, Bridge, Copland, Beach, Ravel, Fauré, Strauss, Duparc, Brahms, Britten, Hugues
Kate Royal (soprano), Malcolm Martineau (piano)
1 CD EMI Classics 9 48536 2
1 h 05 min

mis en ligne le dimanche 17 avril 2011

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