Mardi 15 octobre 2019
L’un chante, l’autre moins
Un doublé mozartien déséquilibré, par Leonardo Garcia Alarcon
Requiem et Concerto pour clarinette

« Ce que j’ai aimé, dans le programme de ce disque, c’est cette inversion émotionnelle entre le Concerto pour clarinette et le Requiem. A mon avis, c’est dans le Concerto que la nostalgie est la plus présente ». Tout est dit dans le texte de pochette, et par le chef Leonardo Garcia Alarcon lui-même. Joué par Benjamin Dieljens comme chanterait une grande cantatrice sur deux clarinettes de basset au timbre plus vocal que jamais, le Concerto, tube entre les tubes (surtout le mouvement lent) trouve une fraîcheur nouvelle. Mais le Requiem ? Pas question pour Alarcon de s’en tenir à la version habituelle achevée par Süssmayr, dont il écarte le Sanctus, le Benedictus et l’Agnus Dei, trop néo-mozartiens (et probablement trop émotionnels) à son goût. Il s’appuie en revanche sur les révisions récentes de Franz Beyer et Richard Maunder, dont il conserve la belle fugue sur l’Amen du Lacrimosa. Reste à terminer l’ « inversion émotionnelle » en dirigeant le New Century Baroque et l’excellent Choeur de Chambre de Namur d’une baguette alerte et prosaïque, le tout (mais en est-il responsable ?) capté de très près, donnant une image sonore à la fois sèche et imprécise. Le quatuor vocal, correct mais sans charme, aurait gagné à prendre exemple sur le soliste du Concerto
François Lafon

Concerto pour clarinette et orchestre - Requiem
Lucy Hall (soprano), Angélique Noldus (mezzo-soprano), Hui Jin (ténor), Joisef Wagner (baryton-basse)
Choeur de Chambre de Namur, New Century Baroque
Direction musicale : Leonardo Garcia Alarcon
1 CD Ambronay AMY 038
1 h 06 min

mis en ligne le mardi 9 juillet 2013

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