Mercredi 20 mars 2019
L’avenir du genre lyrique ?
Avec l’équipe de la création, l’opéra déjà culte de George Benjamin
Written on skin

A peine créé et déjà culte : effet de mode ou valeur sûre ? Enregistré lors de sa reprise au Covent Garden de Londres après sa première au Festival d’Aix-en-Provence, l’opéra de George Benjamin et Martin Crimp continue à enthousiasmer la critique et à partager le public. La première admire la musique de Benjamin – envoûtante, superbement écrite pour l’orchestre et les voix, exempte des clichés et des effets électroniques à la mode – et le livret de Crimp – mise en abîme d’une fable médiévale et réflexion sur la puissance de l’art dans les passions humaines. Le second n’apprécie pas toujours la crudité du propos (jusqu’au cannibalisme final) et la froideur de la mise en scène de Katie Mitchell, retenue, volontiers voyeuse là on l’on s’attendrait à un déchaînement shakespearien. Tel qu’il est, soutenu par une distribution idéale où brillent particulièrement Barbara Hannigan (l’épouse) et le contre-ténor Bejun Mehta (l’amant), l’ensemble reste fascinant, et contribue à entretenir l’espoir si souvent déçu que le genre lyrique a encore un avenir. Prochain test : une autre équipe, une autre vision. Si l’ouvrage en sort victorieux, il sera un classique.
François Lafon

Written on skin
Christopher Purves (The Protector), Barbara Hannigan Agnès), Bejun Mehta (Angel 1/The Boy), Victoria Simmonds (Angel 2/Marie), Allan Clayton (Angel 3/John)
Orchestre du Royal Opera House, Covent Garden
Direction musicale : George Benjamin
Mise en scène : Katie Mitchell
Réalisation : Margaret Williams
1 DVD Opus Arte OA 1125 D
1 h 38 min

mis en ligne le jeudi 22 mai 2014

Bookmark and Share
Contact et mentions légales.
Si vous souhaitez être informé des nouveautés de Musikzen laissez votre adresse mail
De A comme Albéniz à Z comme Zimerman,
deux ou trois choses et quelques CD pour connaître.