Lundi 13 juillet 2020
Hard rock
D’une ardeur subtile, Alexander Melnikov s’impose chez Prokofiev
Prokofiev - Melnikov

Ce second volet d’une intégrale des Sonates de Prokofiev (voir ici le Vol. 1) s’ouvre sur la Quatrième (1917), dont le matériel, comme pour la précédente, provient « d’anciens cahiers » d’une sonate et d’une symphonie inachevées dix ans plus tôt. Un premier mouvement, tout en muscle, égrène une mélodie alerte qui culmine en un rythme haché. La tension augmente dans le second mouvement, à la fois doux et fiévreux. Alexander Melnikov paraît plus à son affaire dans le carnaval débridé du 3ème et dernier mouvement auquel il apporte un panache unique. Alerte, jamais brutale, mais toujours d’une intensité soutenue : l’interprétation de la Septième (1942), la plus jouée (et enregistrée) des sonates, mérite à elle seule l’acquisition de cet album. Cinq ans plus tard, l’ultime Neuvième « reflète la tendance à la décantation qui caractérise sa dernière période créatrice », pour André Lischke. Melnikov en épouse le style contrasté à partir d’un jeu plein d’esprit, d’une ardeur subtile. 
                                                                                  Franck Mallet

Prokofiev : Sonates n° 4 op. 29, n° 7 op. 83 et n° 9 op. 103
Alexander Melnikov (piano)
1 CD Harmonia Mundi HMM 902203 (dist. PIAS)
59 min.

mis en ligne le vendredi 21 février 2020

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