Jeudi 17 octobre 2019
Génération perdue
Le pianiste Andrew von Oeyen survole l’Atlantique
Piano concertos

Fitzgeraldien, le pianiste Andrew von Oeyen, Américain partageant sa vie entre Los Angeles et Paris, et nouvelle « signature » Warner : look Gatsby, si l’on en croit la pochette de ce premier album, jeu évoquant Dick, le héros au bonheur trompeur de Tendre est la nuit. Son programme est à l’avenant : Ravel, qui a écouté Saint-Saëns, a eu pour admirateur Gershwin, et tous trois, de près ou de loin, ont aimé l’Amérique et ses rythmes nouveaux, la soprano Sybil Sanderson, inspiratrice de Saint-Saëns (Phryné), constituant le lien avec Massenet, puisqu’elle a aussi été la créatrice de Thaïs, dont von Oeyen lui-même a transcrit la Méditation du violon au piano. Dire qu’il joue tout cela dans la même veine charmeuse, classique mais pas trop, plus jazzy pour Ravel que pour Saint-Saëns mais moins tout de même que pour Gershwin serait réducteur, mais c’est pourtant une impression de flou stylistique qui domine. Le chef Emmanuel Villaume, Français plus connu aux Etats-Unis que dans son pays natal (il n’est pas le premier), conduit l’orchestre pragois dont il est le directeur musical avec la même élégance débridée, ajoutant à l’atmosphère « génération perdue » de l’ensemble.
François Lafon

Saint-Saëns : Concerto n° 2 pour piano et orchestre – Ravel : Concerto en sol – Gershwin : 2ème Rhapsodie (version originale) – Massenet : Thaïs, Méditation (transcription d’Andrew von Oeyen)
Andrew von Oeyen (piano)
PKF - Prague Philharmonia
Direction musicale : Emmanuel Villaume
1 CD Warner Classics 0190295908485
1 h 06 min

mis en ligne le jeudi 16 février 2017

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