Lundi 14 octobre 2019
Et un Concert du nouvel an, un
Franz Welser-Möst ne renouvelle pas le genre
 
Le même, pas pareil
Un Danube encore plus bleu
Avec le magicien Karajan
Johann Strauss & co, valses et polkas

Pauvre Concert du Nouvel an, seule manne classique concédée, à l’heure du déjeuner, au réveillonneur à peine éveillé. Jusqu’en 1979, c’est le konzertmeister Willi Boskovsky qui l’a dirigé, l’archet en main, selon une tradition alliant les splendeurs du Philharmonique de Vienne et les vapeurs du petit vin blanc de Grinzing. Puis sont venues les stars de la baguette, les Maazel, Abbado, Muti, Mehta et autres Barenboim, qui ont appliqué les règles de la mondialisation stylistique à ce phénomène délicieusement local. Il n’y a guère que Karajan (en 1986), Carlos Kleiber (en 1989 et 1992) et, dans une moindre mesure, Nikolaus Harnoncourt (en 2001 et 2003) à avoir conféré à l’événement un intérêt autre que folklorique. Cette année, c’est l’Autrichien Franz Welser-Möst qui a officié. Il a choisi des pièces rares, de Lanner, de Hellmesberger et même de Liszt (anniversaire oblige). Bravo pour l’originalité. L’ennui, c’est ce chef au métier désormais solide, qui cumule les fonctions prestigieuses de directeur musical de l’Opéra de Vienne et de l’Orchestre de Cleveland, manque singulièrement de personnalité. Dans Le Beau Danube Bleu, ça ne pardonne pas. Le DVD arrive, avec ballets, fleurs et pâtisseries. Prosit !
François Lafon

Johann I et II, Josef, Eduard Strauss, Joseph Lanner, Franz Liszt, Joseph Hellmesberger II :Valses, polkas, galops, czardas, etc.
Orchestre Philharmonique de Vienne
Direction musicale : Franz Welser-Möst
2 CD Decca 478 2601
1 h 41 min

mis en ligne le samedi 22 janvier 2011

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