Vendredi 18 octobre 2019
En clair-obscur
Des Nocturnes qui vont piano
 
Le même, pas pareil
Lumineux
Un Chopin sublimé
Nocturnes

D’habitude, les pianistes enregistrent les Nocturnes de Chopin en suivant les numéros d’opus, autrement dit leur date de composition. François Chaplin, lui, proposer un ordre différent, jouant sur les climats, les humeurs et les tonalités, et prend soin d’indiquer pour chacune de ces perles la belle et/ou utile dédicataire : Madame Camille Pleyel, la baronne de Billing, née de Courbonne, Mademoiselle R. de Könneritz. Ce classement est aussi un portrait de l’interprète. Ce n’est probablement pas par hasard qu’il commence par le long et mélancolique opus 48 n°1. L’atmosphère qu’il va donner à l’ensemble y est déjà tout entière. Comme son piano (un grand Yamaha de concert) sonne superbement, comme la prise de son est somptueuse, comme son jeu, surtout, est d’une tenue et d’un charme sans failles, on entreprend volontiers le voyage. On ne pourra lui reprocher que de ne pas être assez surprenant, de faire trop confiance au non-dit, de ne jamais chercher à s’imposer. Maurizio Pollini naguère, Arthur Rubinstein jadis, n’ont pas craint, eux, de brusquer l’auditeur tout en le faisant rêver.
François Lafon

Nocturnes
François Chaplin (piano)
2 CD Zig-Zag Territoires
1 h 25'

mis en ligne le mercredi 27 janvier 2010

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