Jeudi 17 octobre 2019
Cymbales en folie
Lutoslawski et Brahms flamboyants mais secs
Lutoslawski - Brahms

Lutoslawski n’avait pas grande opinion de son Concerto pour Orchestre (1954) survitaminé, tout inspiré du folklore polonais, à l’écriture très classique malgré quelques pointes de contrepoint baroquisantes : rien à voir avec son œuvre dodécaphonique des années 60. Quant à Brahms, qu’aurait-il pensé de l’orchestration faite par Schoenberg de son si romantique Quatuor pour piano n°1 opus 25 (1861/1937) ? Quelques réserves, peut-être, et dans cette interprétation par Miguel Hart-Bedoya, pas que du bien, sans doute. L’alliance des deux œuvres laisse songeur. Ce qui les unit sous la baguette du maestro péruvien est une espèce de flamboyance échevelée, mais étonnamment sèche, sans grandes nuances, alliée à un goût immodéré pour les coups de cymbales assourdissants et, dans Brahms/Schoenberg, les roulements de tambours à réveiller le plus paresseux des koalas : on sent de gros bras à l’œuvre de ce coté-là de la fosse. Miguel Hart-Bedoya nous a pourtant habitué à mieux (voir ici ou  mais pas ailleurs).
Albéric Lagier

Lutoslawski, Concerto pour Orchestre; Brahms/Shoenberg , Quatuor pour piano n°1 op. 25
Fort Worth Symphony Orchestra
Direction musicale : Miguel Hart-Bedoya
1 CD Harmonia Mundi HMU 807668
1 h 12 min

mis en ligne le jeudi 5 mai 2016

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