Mercredi 23 octobre 2019
Le cabinet de curiosités par François Lafon
Dvorak : un Stabat Mater émouvant par le chœur O Trente
samedi 9 juin 2018 à 15h32
Dirigé depuis septembre 2013 par Marc Korovitch, le chœur O Trente, fondé en 2006 par Raphaël Pichon, aborde spécifiquement le répertoire romantique et du 20ème siècle, et s'est illustré en 2011 dans Noces de Stravinski dans sa version originale en français de Charles-Ferdinand Ramuz. Lors du concert du 7 juin dernier, O Trente a donné une interprétation mémorable du Stabat Mater de Dvorak, dans une version quelque peu abrégée et avec piano, ce qui se justifie par le fait que les voix, plus que la partie instrumentale, y sont chargées d'émotion. Antonin Dvorak a d’ailleurs composé cet ouvrage pour chœur mixte, quatre solistes et orchestre, en 1875-1877, sous le coup d'un drame familial : la perte de trois de ses enfants. Quoi qu'il en soit, le Stabat Mater de Dvorak ne perdait rien de son impact, grâce au jeu tout en nuances de la pianiste Joséphine Ambroselli et à la puissance dégagée par le chœur, cela dès le premier volet de l'œuvre, le plus vaste. Il faut dire aussi que les solistes vocaux étaient de haut niveau, et, dans le dernier volet, toutes forces confondues chantaient superbement la grandeur du Paradis. En complément de programme, trois pièces pour chœur à cappella dus respectivement à Edvard Grieg, à Charles Villiers-Stanford et à Morten Lauridsen, compositeurs américain d'origine danoise né en 1943. La puissance et le sens des contrastes d'O Trente se manifestèrent derechef, et Beati Mortui de Stanford, un des maîtres de Vaughan Williams, était dirigé par Richard Willerforce, appelé en septembre 2018 à succéder à Marc Korovich.
Marc Vignal
 
Temple du Saint -Esprit, 7 juin

 

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