Samedi 8 août 2020
Le cabinet de curiosités par François Lafon
Christian Thielemann, les mots de la fin
lundi 13 mai 2013 à 08h27

Interview dans le Berliner Morgenpost du chef Christian Thielemann, successeur possible de Simon Rattle à la tête du Philharmonique, aujourd’hui parrain du Paul Gerhardt-Diakonie-Hospiz, un nouveau centre de soins palliatifs situé dans le quartier de Schmargendorf. « Je peux ainsi apporter ma contribution à un sujet jusqu’ici tabou. La musique est émotion, que ce soit le bonheur ou la tristesse. Je fais chaque jour face à ces sentiments, dans le cadre d’une œuvre et de son interprétation, mais la mort est quelque chose de très personnel, de fatal. La musique peut aider à faire le deuil ». Plus loin : « En tant que musicien, je trouve qu’il est important de produire un son harmonieux. Il est donc important de créer une atmosphère de paix au Paul Gerhardt-Diakonie-Hospiz. Ce chemin de l’harmonie exige beaucoup de force et d’empathie ». « Mort et transfiguration (Strauss), les Kindertotenlieder (Mahler), Komme, du Susser Todestunde ; Christ lag ins Todesbanden (Bach), le Requiem de Mozart, celui de Brahms, Musikalische Exequien (Schütz) : quel est ce soi-disant tabou relatif à la mort ? » demande un internaute. « Ces chefs-d’œuvre parlent de la mort, répond un autre. Mais lesquels traitent des soins de fin de vie? » Oui, en effet, lesquels ?

François Lafon

 

Le cabinet de curiosités
 
Anciens sujets par thème
 

Anciens sujets par date
2020
2019
2018
2017
2016
2015
2014
2013
2012
2011
2010
2009