Vendredi 19 juillet 2019
Le cabinet de curiosités par François Lafon
A Alger, les Chinois construisent un opéra
samedi 19 juin 2010 à 09h03

Le mercredi 21 avril dernier, à Alger, signature d’un protocole d’accord entre la Chine et l’Algérie pour la construction d’un opéra. On savait les deux pays en affaires, entre autres pour la construction de six cents kilomètres d’autoroutes (coût : six milliards de dollars). L’opéra, lui, comptera mille-quatre-cents places, coûtera quarante-quatre millions de dollars, et occupera quatre hectares sur la commune de Ouled Fayet, à l’ouest d’Alger. « Ce sera un excellent terrain de communication entre nos deux peuples, s’enthousiasme la ministre de la Culture, Khalida Toumi. L’architecture de la salle reflétera la culture algérienne et respectera l’identité et le patrimoine nationaux ». Selon le Directeur général de l’Agence Nationale de Gestion des Grands Projets Culturels du Ministère de la Culture, Zouaoui Benhamadi, le projet  « revêt une grande importance, car il participe à la formation de l’identité culturelle algérienne ». Mais que va-t-on jouer dans cet opéra ? Aida ? La Femme sans ombre ? Turandot ? « L’édifice ne sera pas uniquement réservé à l’opéra, genre rare chez nous, mais sera utilisé pour développer des voix algériennes », précise Zouaoui Benhamadi. N’empêche : de Pékin à Alger, le seul nom d’opéra est un sésame. Le genre scénique le plus occidental, le plus élitiste, le plus passéiste est synonyme de modernité et d’ouverture culturelle. Quand l’Algérie a conquis son indépendance, on s’est empressé de rebaptiser Théâtre National le vieil Opéra (photo) construit par les Français. Autres temps…

François Lafon

 

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