Mardi 24 novembre 2020
Alto Berlioz appauvri
Un Berlioz raté en partie rattrapé par du Vierne et du Chausson
 
Le même, pas pareil
Harold échevelé par Liszt
Gérard Caussé - François-René Duchable
The Romantic viola II

À la suite d’un premier album intitulé « The Romantic viola » consacré à Vieuxtemps, Fuchs, Reinecke et Liszt (même éditeur), l’altiste Daniel Weissmann, par ailleurs directeur du Philharmonique royal de Liège, met à l’honneur l’une des partitions majeures de Berlioz, son Harold en Italie, non pas dans l’arrangement pour alto et piano de Liszt, mais dans celui, daté de 2001, de Hugh Macdonald – spécialiste britannique de Berlioz. Si le jeu pour l’alto demeure proche de celui concocté par Liszt, en revanche la partie de piano est d’une telle pauvreté et si scolaire comparée à l’original pour orchestre que le choix des deux interprètes paraît incompréhensible face à la jubilante version Liszt, comme en témoigne l’enregistrement échevelé de Gérard Caussé et François-René Duchable (vinyle Erato, 1987, supprimé). D’une quarantaine de minutes, cette partition est néanmoins précédée de la substantielle Suite en trois parties de Tournemire (1897) – dont le style chaleureux (Largo !) reflète le caractère foisonnant d’un compositeur distingué dans l’orgue et l’orchestre –, et du coloris vif et chatoyant des Deux pièces pour alto (1895), de Vierne.       
                                                                Franck Mallet

Berlioz-McDonald : Harold en Italie (2001) - Tournemire : Suite en trois parties, op. 11 (1897) - Chausson : Pièce pour alto et piano, op. 39 (1897) - Vierne : Deux pièces pour alto (1895)
Daniel Weissmann (alto), Peter Petrov (piano)
1 CD Fuga Libera FUG 765 (dist. Outhere)
1 h 12 min

mis en ligne le jeudi 5 novembre 2020

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