Mercredi 30 septembre 2020
À merveilles !
Théo Fouchenneret jongle à merveille avec Beethoven
Beethoven / Théo Fouchenneret

Ancien élève au CNSM de Paris d’Hortense Cartier-Bresson, d’Alain Planès, et de Jean-Frédéric Neuburger, Théo Fouchenneret s’est distingué au disque une première fois dans Messiaen avec le clarinettiste Raphael Sévère et au sein du Trio Messiaen, qu’il forme avec David Petrik et Volodia van Keulen (voir ici). Pour son premier album solo, il a choisi rien de moins que deux des plus fameuses sonates de Beethoven, la 21e « Waldstein » et la 29e « Hammerklavier ». Si cette dernière, « pièce monumentale » (Fouchenneret) d’une durée de près de quarante minutes, ne l’effraie nullement, c’est que le jeune pianiste l’aborde comme  « un vrai défi, tant physiquement que mentalement », et d’ajouter : « plus on la joue, plus on l’aime ». Pari réussi, à le découvrir et réécouter, tant on le sent habile à creuser la partition, favoriser les nuances les plus subtiles et jongler avec la matière sonore – à cet égard, le bref Scherzo, le 2e mouvement paraît quelque peu escamoté face aux « géants » que sont l’Allegro initial (I) et l’Adagio central (III). La Waldstein n’est pas moins réussie, bondissante et nerveuse à souhait, elle subjugue d’entrée de jeu par son extraordinaire clarté et sa joie – si beethovénienne. Quelles merveilles !     
                                                                             Franck Mallet

• En concert à Paris (16/09 et 31/10), Pamiers (18/09), Tours (29/09) et Poitiers (4/10).

Beethoven : Sonates n°s 21 en do majeur, op. 53 "Waldstein" et 29 en si bémol majeur, op. 106 "Hammerklavier"
Théo Fouchenneret (piano)
1 CD La Dolce Volta LDV 80 (dist. PIAS)
1 h 06 min

mis en ligne le dimanche 6 septembre 2020

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