Vendredi 22 septembre 2017
Slave et suave
Musiques russes habilement transcrites pour quatuor de saxhorns
Matriochka

Si cet album est titré Matriochka, c’est d’abord parce que son programme évoque les poupées russes du même nom en associant Moussorgski et Tchaïkovski à Glinka dont le compositeur de Casse-Noisette dira : « Toute notre école est contenue dans la musique de Glinka, de même que le futur chêne est renfermé dans un gland. » C’est aussi, disent les interprètes saxhornistes, parce ce que « nous avons imaginé notre quatuor telle une poupée gigogne dans laquelle se cachent un chœur, un orgue, un piano, un quatuor à cordes, un orchestre… » Nous voici donc transportés dans des airs connus aux sonorités nouvelles et inconnues : le saxhorn apporte de la décontraction au Scherzo pour orchestre de Moussorgski et donne des allures de fanfare aux danses de Casse-Noisette. Quant à l’ouverture de Rouslan et Ludmilla de Glinka, on dirait qu’elle a été écrite pour s’adapter à ce type d’instrumentation, passant des flonflons sautillants à la romance moelleuse. En complément à ces plaisantes transcriptions, figure un Etre ou ne pas être de Henri Tomasi, avec récitant crépusculaire, qui ne s’imposait pas vraiment.
Gérard Pangon

Transcriptions de pièces pour orchestre, chœur ou piano de Tchaïkovsi, Dvorak, Moussorgski, Glinka et Tomasi.
Opus 333 (Corentin Morvan, Patrick Wibart, Jean Daufresne, Vianney Desplantes)
1 CD Klarthe K024
53 min

mis en ligne le jeudi 24 août 2017

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