Vendredi 23 février 2018
Erhu malgré lui
Le traditionnel erhu chinois à l’écoute du XXIème siècle
contemporary music for erhu

D’abord lié à la musique traditionnelle chinoise – il se distingue aux côtés des chanteurs du Pavillon aux pivoines, célèbre opéra de la fin du XVIème siècle – le « erhu », vièle à deux cordes pourvue d’une petite caisse de résonance en bois, est devenu populaire grâce aux compositeurs qui l’ont introduit en Occident, de Takemitsu à Xu Yi, en passant par Zhou Long et Tan Dun. La jeune virtuose Ying-Chieh Wang a composé son album « arbre nuage » en rassemblant des partitions récentes, écrites entre 2012 et 2017. D’un intérêt inégal, il faut privilégier le dialogue « entre deux âmes » du erhu et de la guitare (Christelle Séry) de Discours d’une larme perdue, « étrange pantomime » (Michèle Tosi) de Leilei Tan, née en 1971 et pensionnaire à la Villa Médicis de 2012 à 2013. Fusion réussie également entre l’instrument live et la bande électroacoustique – de sons traités du erhu – pour Le train de la vie III, de Lin-Ni Lia, née en 1977 –  commande de l’Orchestre chinois de Taipei, dédiée à la soliste Ying-Chieh Wang. Manipulés avec talent, les sons prélevés sur l’instrument par Christian Eloy pour son Fold-in (2017), créent un paysage cinétique où l’imagination se love avec ravissement.
Franck Mallet

Leilei Tian : Le discours d'une larme perdue - Wei-Chieh Lin : Ruins - Lin-Ni Liao : Le train de la vie III - Heng Chen : Aide-mémoire - Juan Camilo Hernandez Sanchez : Aquelarre - Christian Eloy : Fold-in
Ying-Chieh Wang (erhu), Christelle Séry (guitare), Jennifer Hymer (piano), Fanny Viens (accordéon)
1 CD L'empreinte digitale ED13253
1 h 11 min

mis en ligne le dimanche 4 février 2018

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