Mercredi 25 mai 2016
Dumont, les doux zéphyrs
Aurélien Dumont par la fine fleur de l'interprétation contemporaine
bonheur assuré



While

Luc Ferrari inventa une série de Presque rien à partir de bruits de la nature organisés en un objet sonore, une déambulation rousseauiste dans un univers intime. Aurélien Dumont (né en 1980), inverse le procédé en confiant à ses interprètes une imitation des bruits, à l’image du tendre et fascinant « presque rien » qu’est Échappées – pauses pluités, pour violoncelle et électronique, et du non moins réussi Fables asséchées, drame de poche pour quinze instruments (Ens. Orchestral Contemporain, dir. P.-A. Valade) et électro, où se profilent les ombres de Rameau, Beethoven et Schubert dans un paysage traversé de doux zéphyrs. Spirituelle pochade, Thét®is s’amuse à hybrider la cantate Thétis de Rameau avec la musiquette du jeu vidéo Tetris, un travail d’orfèvre pour prestidigitateurs avertis : le baryton Vincent Bouchot, assisté de Denis Chouillet (piano) et de Sylvain Lemêtre (percussions). Plus attendu, Abîme apogée apparaît comme un condensé du style spectral, tandis qu’Eglog, par le Trio Dauphine, signe définitivement la palette ingénieuse et baroque de Dumont, tombé du ciel sur le XXIème siècle tel un deus ex machina.
Franck Mallet


Abîme apogée ; Eglog ; Échappées - pauses pluitées ; Thét®is ;Fables asséchées
Jeanne Maisonhaute (violoncelle)
Ensemble Klangforum (a), Trio Dauphine, Trio Be & See, Ensemble Orchestral Contemporain (b)
Direction musicale : Jean-Michaël Lavoie (a), Pierre André-Valade (b)
1 CD NoMadMusic NMM023
1 h 05 min

mis en ligne le lundi 11 janvier 2016

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