Concerts & dépendances Côté salle et côté scène avec les musiciens
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On ne peut pas dire que ce soit un plaisir, mais il est toujours réconfortant d'apprendre que des gens que l'on pensait depuis longtemps enterrés viennent « seulement » de nous quitter. Ainsi la semaine dernière, la presse a rendu hommage au baryton français Camille Maurane, décédé à quatre-vingt-dix-huit ans, et au pianiste américain Earl Wilde, qui n'en avait, lui, que quatre-vingt-quatorze. En 2001, on s'était, de la même manière, étonné d'apprendre que Gina Cigna, la première Turandot de Puccini au disque (1938), venait de s'éteindre à cent-un ans, ou, en 2007, que Gian Carlo Menotti, compositeur d'opéras qui avaient l'air de dater des années 1920, avait rejoint à quatre-vingt-seize ans Giordano et Cilea au paradis des véristes. Le plus triste, dans tout cela, c'est que ces gens que la mort a oubliés le sont aussi par les vivants. Il faut être un fan de mélodie française pour se rappeler que Camille Maurane a été réputé dans Fauré, et qu'il a des années durant été « l'autre » Pelléas des scènes internationales, quand Jacques Jansen était pris ailleurs.

On ne sait pas beaucoup plus qu'Earl Wild a été jusqu'à un âge avancé un champion du piano-spectacle à l'américaine, capable de faire rutiler les Concertos de Rachmaninov et de retrouver dans Gershwin le swing du maître lui-même. Maurane a laissé de nombreux enregistrements (dont, justement, un beau Pelléas et Mélisande dirigé par Ernest Ansermet) et Wild est à la tête d'une discographie pléthorique, qu'il a, sur le tard, encore enrichie en créant son propre label (Ivory Classics). Mais les disques, eux aussi, sont sujets à l'amnésie ambiante. |
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Il n'y a qu'à Henri Dutilleux que cela arrive. Le 14 mars 1998, sa pièce pour orchestre The Shadows of Time (Les Ombres du Temps) est créée à Boston sous la direction de Seiji Ozawa. Trois jours plus tard, le disque parait chez Erato. Durée : vingt-et-une minutes. Le 7 mai 2009, son cycle de mélodies Le Temps l'Horloge est donné en première mondiale au Théâtre des Champs-Elysées, sous la baguette du même Ozawa. L'enregistrement, réalisé en direct par Radio France, ne sort qu'au bout de six mois, dans la collection à tirage limité « Les grands concerts du Théâtre des Champs-Elysées ». Durée : quatorze minutes et vingt-trois secondes. Le CD est complété par une émission de radio « Spécial Ozawa » de treize minutes enregistrée le jour du concert, et réunissant le chef, le compositeur et la soliste Renee Fleming. L'idée de diffuser, pièce après pièce et en temps réel ou presque, les œuvres nouvelles d'un compositeur mondialement reconnu et toujours productif à quatre-vingt-quatorze ans est belle, d'autant que le temps, présent jusque dans ses titres, est une des composantes principales de son inspiration. Elle montre aussi à quel point le temps selon Dutilleux est hors du temps selon le marché du disque. La loi Hadopi ne concerne ni Boulez, ni Dutilleux, ni même Dusapin. Faut-il s'en réjouir ? Le Temps l'Horloge réunit des poèmes de Jean Tardieu (Le Temps l'Horloge, justement, ainsi que Le Masque) et Robert Desnos (Le dernier Poème), pour se terminer sur Enivrez-vous de Baudelaire. « Pour n'être pas les esclaves martyrisés du Temps, enivrez-vous. Enivrez-vous sans cesse ! De vin, de poésie ou de vertu, à votre guise." conseille le poète. Henri Dutilleux a bien fait de l'écouter.
Henri Dutilleux : Le Temps l'Horloge. Renee Fleming (soprano), Orchestre National de France, Seiji Ozawa (direction) - 1 CD Théâtre des Champs-Elysées. En vente au Théâtre (12 euros), ou par correspondance (15 euros). www.theatrechampselysees.fr |
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2010, année franco-russe. Il y a tellement de manifestations, dans tous les domaines, qu'on fera bien quelques découvertes. Là-bas, il va y avoir un train d'écrivains français sur les rails du Transsibérien, un festival de théâtre de rue parcourant la Volga en bateau, une tournée de la Comédie Française de la Sibérie au golfe de Finlande, et Paquita (musique d'Edouard Deldevez – 1846) à Novossibirsk par le ballet de l'Opéra de Paris. Ici, les manifestations sont plus sédentaires, mais personne n'y échappe : à Moulins, le Centre National des Costumes de Scène fête le centenaire des Ballets Russes en exposant velours et brocards ayant paré Boris Godounov ou Ivan le Terrible. En musique, cela commence sans surprise, avec Valery Gergiev et l'Orchestre du Mariinski de Saint Pétersbourg jouant Tchaïkovski, et se poursuit dans le style « nos cultures sont complémentaires » avec l'opéra sur des motifs de La Cerisaie de Tchékhov, conjointement commandé à Philippe Fénelon par le Bolchoï de Moscou et l'Opéra de Paris. Il y a aussi un ballet d'Angelin Preljocaj sur le thème de l'Apocalypse de Jean, créé (presque) simultanément à Paris et à Moscou, mais avec une musique du DJ Laurent Garnier. Les vrais enjeux sont ailleurs : énergie, gestion des réseaux urbains, bâtiment, transports, aéronautique, construction automobile, industries pharmaceutique et agroalimentaire, agriculture, coopération spatiale. La France est par ailleurs le premier pays invité d'honneur, en juin, au Forum économique international de Saint Pétersbourg. En juin 2008, Christine Albanel, alors ministre de la Culture, déclarait à son homologue russe Alexandre Avdeev : « Contrairement aux traditionnelles Saisons culturelles, les Années croisées France-Russie 2010 ne se limiteront pas aux seuls échanges artistiques, même s'ils y tiendront une place de choix ». « Les » années ? Calendrier julien contre calendrier grégorien ? En attendant, Tsar, le film de Pavel Lounguine, sort en salles. On y voit Ivan le Terrible mettre la Russie au pas. Imparfait, mais instructif. |
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Mercredi 27 janvier, William Christie devient immortel. Ou presque : c'est dans la section « membres libres » qu'il a été admis à l'Académie des Beaux-Arts. Libre de quoi ? Sur le site de l'Institut de France, on lit que cette Académie regroupant les Académies de peinture et de sculpture (1648), de musique (1669) et d'architecture (1671) est, lors de sa création en 1816 « ouverte aux femmes et a pour vocation de protéger le statut des artistes, de présenter régulièrement leurs œuvres au public (initiative qui est à l'origine du Salon), mais aussi d'enseigner la pratique des arts. Dès sa constitution, des hommes influents de la Cour ou des affaires, des historiens et des théoriciens de l'art sont appelés à siéger aux côtés des créateurs. Ils peuvent être considérés comme les ancêtres des actuels membres libres. »
Le champion de la musique française, né à Buffalo (état de New York), partage sa nouvelle liberté avec le banquier Michel David-Weill, le directeur du musée du Louvre Henri Loyrette, le médecin-écrivain François Bernard Michel, le chef d'entreprise Marc Ladreit de La Charrière, le couturier Pierre Cardin et l'ex-directeur de l'Opéra de Paris Hugues Gall. C'est ce dernier qui prononce le discours de réception. En revanche, ce n'est pas Cardin qui a dessiné l'habit vert de l'impétrant, mais Christian Lacroix. William Christie occupe le fauteuil laissé libre par Marcel Marceau. La musique après le silence. Il est vrai qu'en coulisses, le grand mime était un grand bavard.
Crédit photo : Michel Szabo |
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- Natalie Dessay est malade.
- Oooooooooh !
- Mais elle chantera tout de même ce soir.
- Aaaaaaaaaah !
Après Norma au Châtelet, La Somnambule à l'Opéra Bastille : la semaine Bellini est à haut risque. Il ne se passe rien, ou presque, dans La Somnambule. Dans les Alpes suisses, un jeune homme est fâché parce que sa fiancée est surprise dans la chambre d'un autre. Tout s'arrange quand on découvre que la demoiselle est somnambule. Cela pourrait être un sujet de vaudeville, ou un prétexte de (nouveau) roman des années 1950. Or tout l'édifice est suspendu à une musique lisse, légère, transparente, une musique qui a l'air de vouloir de se faire oublier. La bouillante Natalie Dessay, qui en a fait son contre-emploi favori, est ce soir à la peine, victime d'une pharyngite. Les longues phrases deviennent des pièges, les aigus des sommets à escalader. Devant son public mi-amoureux mi-sadique, elle passe tous les obstacles. C'est à peine si l'on détecte un départ hasardeux, une respiration un peu courte, une note trop appuyée. Le metteur en scène Marco Arturo Marelli, qui a placé l'action dans un hôtel des cimes, entre La Montagne magique de Thomas Mann et Une Femme disparaît d'Hitchckock, lui a offert un final de diva : robe de bal, rivière de diamants, rideau de scène copié sur celui du Palais Garnier. Dessay, fatiguée, frôle le précipice, puis se reprend, et finit sur un feu d'artifice à sa façon. Pourquoi a-t-on eu peur ? Une somnambule ne tombe que si on la réveille en sursaut.
Crédit photo : Opéra national de Paris/ Julien Benhamou
La Somnambule, de Bellini. Avec Natalie Dessay, Javier Camarena, Michele Pertusi. Marco Arturo Marelli (mise en scène), Evelino Pido (direction). Opéra National, de Paris-Bastille, les 28 et 31 janvier, 3, 6, 9, 12, 15, 18, 21, 23 février. Diffusée en direct sur Mezzo le 15 février et ultérieurement sur France 3. |
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Chiffres chocs au Midem : le marché mondial de la musique enregistrée a chu de 30% entre 2004 et 2009, mais celui de la musique en ligne a augmenté de 940% durant la même période, peut-on lire dans La Tribune. Pas de quoi pavoiser cependant. Selon l'Industrie Internationale de l'Industrie Phonographique, le « Saint Graal », qui resplendira au moment où la croissance du marché Internet compensera les pertes du CD, risque de se faire attendre. Plus de croissance, plus d'investissement sur les artistes, plus d'emploi. Et tout cela par la faute du piratage. Pour faire bourse délier aux Internautes, il faut leur proposer d'irrésistibles raretés, mais ce sont des sites illégaux qui le font. Faillite de la carotte, place au bâton : la loi Hadopi est donnée, sur la Croisette, comme un exemple par les nations réunies. Ravis, les amateurs de classique, d'échapper à tout cela. Là aussi, les ventes de disques ont fondu (le Midem classique est devenu quasiment indétectable), mais question piratage, on en est encore à la guerre en dentelles. Ce qui ne veut pas dire que les accros à Wagner et les fans de Philippe Jaroussky ne soient pas persuadés, eux aussi, que la musique est encore plus belle quand elle est gratuite.
44ème Marché International du Disque et de l'Edition Musicale (Midem). Cannes, Palais des Festivals, du 23 au 29 janvier.
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Qu'est-ce qui fait qu'une interprétation est, ou paraît « actuelle » ? Vendredi soir à la Salle Pleyel, François-Frédéric Guy et Philippe Jordan dirigeant l'Orchestre Philharmonique de Radio France jouent le Concerto pour piano n° 3 de Beethoven. Leur enregistrement des cinq Concertos (chez Naïve) a été fêté : allant, lyrisme, sens de l'articulation et des enchaînements. Mais là, il y a quelque chose en plus, ou plutôt quelque chose de plus évident à nos oreilles. On sent qu'ils ont écouté les baroqueux, et qu'ils en ont retenu le plus convaincant : allant … (voir plus haut). On sent aussi qu'ils ont, dans les doigts pour l'un, dans le bras pour l'autre, des réflexes qui viennent de plus loin : on pense à Rudolf Serkin dans la façon dont joue le pianiste, sans fioritures, sans auto-complaisance ; on se rappelle George Szell en écoutant cet orchestre véloce, rythmiquement très en place, au son à la fois dense et aéré.

Mais il y a autre chose encore, un sourire, une désinvolture presque, une façon… mozartienne de jongler avec l'optimisme du premier mouvement, le narcissisme du deuxième, la fausse badinerie du troisième, qu'ils prennent sans précipitation. Un jeu français ? Un Beethoven teinté de Laclos ? Trop facile. Non, simplement, ils nous font oublier, à ce moment et dans ce lieu précis, les lourds hommages trop souvent rendus au « Titan de Bonn ». Le Beethoven de François-Frédéric Guy et Philippe Jordan est digeste. Ce n'est ni une plaisanterie ni une perfidie, mais le plus beau compliment qu'on peut lui faire. |
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Récital, dans la salle du Conservatoire National d'Art dramatique, de Guillaume Coppola, qui vient d'éclater avec un album Liszt reçu en fanfare par la presse (et par Musikzen). Double atout : la personnalité du pianiste et celle de la salle. Coppola est de ces artistes qui, dans la lignée d'Alexandre Tharaud, ne se contentent pas de faire des prouesses au clavier, mais tiennent à nous faire entrer dans leur monde. Il joue Granados « parce que c'est de la musique ensoleillée », passe à Chopin « dont Granados se réclamait », et finit par Liszt, son (actuel) cheval de bataille. Pendant les bis (commentés eux aussi), il fait venir le baryton Marc Mauillon, apparemment plus jeune encore que lui, et nous conseille, avant de l'accompagner dans O, quand je dors (Liszt encore), de voter pour lui aux prochaines Victoires de la Musique. Tout cela avec un naturel qui va bien avec son jeu, pensé et fluide en même temps. Ce moment musical (terme plus juste, en l'occurrence, que concert), programmé dans la série les Pianissimes (récitals-discussions, ateliers pédagogiques, professionnalisation des jeunes talents) passe d'autant mieux la rampe qu'il a lieu dans une des plus belles salles de concerts du monde, celle où Habeneck a fait connaître Beethoven aux Français et où Berlioz a créé la Symphonie fantastique : quatre-cent-cinquante places, murs et colonnes de bois peint (de style Empire, cherchez-en une autre), des proportions idéales, une acoustique qui convient aussi bien à la parole qu'à la musique. L'ennui, c'est que cette merveille ne sert plus, sauf exception, qu'aux exercices des comédiens, depuis qu'au Conservatoire, musique et déclamation (comme on disait à l'époque) ont fait sécession. |
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Pain blanc, pain noir : après Werther à la Bastille, Norma au Châtelet. L'opéra de Bellini n'a pas de chance à Paris. Maria Callas, aphone, y a terminé sa carrière, Montserrat Caballé s'y est vu reprocher de ne pas être Callas ; et leurs héritières n'ont laissé aucun souvenir. Cette fois, il s'agit de retrouver le son d'époque, de reconstituer l' « orchestre italien », cette grande guitare qui (ne) sert (qu') à porter les voix. Comme il n'y a pas, pour l'instant, de belcantistes grand format en activité, l'argument musicologique sert de caution : orchestre léger, voix légères. Jean-Christophe Spinosi, le chef baroqueux qui n'a peur de rien, ne parvient qu'à mener à l'abattoir, et au pas de course, des gens qui n'ont pas les moyens de leurs ambitions. Le public, gentil, ne siffle pas, encourage même ces naufragés du sublime. C'est Peter Mussbach, le metteur en scène, qui paye pour tout le monde. Les rancuniers doivent encore lui en vouloir d'avoir, au festival d'Aix, fait de la Traviata une Marilyn Monroe qui meurt derrière un pare-brise, comme Lady Di. Ce soir, la druidesse gauloise qui a collaboré sur l'oreiller avec l'occupant romain se retrouve à la tête d'une bande d'aliénés roulant une grosse lune (c'est elle, la Casta diva, la chaste déesse ?) en caoutchouc. Interviewé dans le programme, Mussbach affirme : « Notre rôle est de raconter l'histoire aux gens de notre époque avec un maximum de sens sans lui substituer nos propres réactions névrotiques ». Il aurait peut-être mieux fait de l'opérer, la substitution.
Norma, Théâtre du Châtelet (Paris), Mercredi 20 20h, Vendredi 22 20h, Dimanche 24 16h, Mardi 26 20h, Jeudi 28 20h. |
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Au MET, la nouvelle Tosca montée par Luc Bondy va probablement alterner avec l'ancienne, signée Franco Zeffirelli. Question de rentabilité. A l'Opéra de Paris, un Werther succède à un autre, à un an de distance. Les enjeux ne sont pas financiers, mais esthétiques, et même éthiques. En février 2009, Gerard Mortier étant directeur, on donne un spectacle soigné, mais propre à dégoûter les massenetophiles les plus fanatiques. Rien ne va, ni la mise en scène conceptuelle de Jürgen Rose, ni l'orchestre, sèchement dirigé par Kent Nagano, ni la distribution, de bric et de broc. Cette fois, Nicolas Joel ayant succédé à Mortier, l'opéra qui a fait mille-trois-cent-quatre-vingt-neuf fois pleurer Margot à la salle Favart est traité avec tout le soin que l'on doit aux meubles de famille. La production, qui a fait un tabac à Londres, est signée par le cinéaste Benoit Jacquot, le spécialiste Michel Plasson est aux commandes, et le plateau est un sans faute, avec le ténor coqueluche Jonas Kaufmann et la mezzo Sophie Koch, laquelle rappelle opportunément que Charlotte n'est pas une matrone, mais une beauté qui peut donner des envies de suicide. Ce spectacle tout simple, austère même, agit comme un nouveau tirage sur un négatif jauni. Jacquot sera lui-même derrière la caméra pour la retransmission sur Arte le mardi 26 janvier à 20h35. On le sait doué pour filmer le théâtre (La Fausse suivante de Marivaux, La Place royale de Corneille) et même l'opéra (Tosca, avec Roberto Alagna et Angela Gheorghiu). Mais là, il sera en direct.
Crédit photo : Opéra national de Paris/ Elisa Haberer
Opéra National de Paris Bastille, les 17, 20, 23, 26, 29 janvier, 1er et 4 février. En direct sur Arte le 26 janvier à 19h30. |
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