Vendredi 23 février 2018
Bartók expressif
Takuya Otaki, interprète raffiné dans Bartók, aussi profond que précis
 
Le même, pas pareil
L'intégrale de référence par Zoltan Kocsis
Béla Bartok et la virtuosité

Au sein de l’important corpus pour piano de Bartók, dont la durée totale doit friser les neuf heures rien qu’avec le clavier solo, le Japonais Takuya Otaki a privilégié les pièces de jeunesse, pour ce premier album : « qui ne met pas seulement en lumière la virtuosité précoce du compositeur, mais annonce déjà l’abondance et la richesse de son œuvre. » De l’abandon lisztien de la Rhapsodie, opus 1 dont Otaki magnifie l’éloquence de la courbe mélodique où Bartók, du haut de ses vingt ans (1904), synthétisait déjà la virtuosité tsigane, l’élégie romantique et une vigueur expressive qui n’appartient qu’à lui, au grotesque bigarré des 3 Burlesques (la 3ème ne préfigure-t-elle pas l’une des danses diaboliques du ballet Le Prince de bois ?), ce piano ébouriffé – les 2 Danses roumaines BB 56 ! –, pugnace – les 3 Études BB 81 – et phosphorescent – le debussysme griffu de la deuxième des 2 Élégies BB 49 – a désormais trouvé en Takuya Otaki un interprète raffiné, aussi profond que précis dans l’expression. Vivement la suite...          
Franck Mallet

Rhapsodie op. 1 BB 36 ; 3 Chants populaires hongrois du comté de Csik Sz. 35a ; 3 Burlesques op. 8c Sz. 47 BB 55 ; 2 Danses roumaines op. 8a Sz. 43 BB 56 ; 3 Études op. 18 Sz. 72 BB 81 ; 2 Élégies op. 8b Sz. 41 BB 49
Takuya Otaki (piano)
1 CD Disques FY & du Solstice SOCD 350
1 h 08 min

mis en ligne le lundi 12 février 2018

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